Remèdes

Le girofle enfonce le clou

Antiseptique, anti-inflammatoire, anesthésiant local, antioxydant le clou de girofle devrait avoir une place d’honneur dans nos cuisines. Tonique général il est également très utile pour combattre les virus de l’hiver tels que la grippe ou la gastro entérite. Utilisé entier ou sous forme d’huile essentielle le clou de girofle saura également apaiser les rages de dents et soigner la parodontite.
Largement utilisé pour ses contributions culinaires, le girofle est aussi un bienfaiteur pour la santé. Cette épice, dont l’usage remonte à plus de deux millénaires avant J.-C., est anti-inflammatoire, anesthésiant local, antiseptique et apaise les douleurs musculaires, entre autres. Vous n’en avez pas dans votre cuisine ? Réparez d’urgence cette omission, car vous allez voir qu’il a sa place au pinacle des épices.

Objet de convoitise dès l’Antiquité

Le giroflier serait originaire de l’archipel indonésien des Moluques du Nord (Maluku Utara en indonésien). Son expansion est difficile à saisir précisément : il en est fait mention dans un manuel de médecine ayurvédique vieux de 1500 ans, et des fouilles archéologiques ont exhumé un clou de girofle dans les restes calcinés d’une cuisine du site mésopotamien de Terqa, dans l’actuelle Syrie, vieux de 1700 ans avant J.-C.

En Europe, on doit la première expansion du clou de girofle aux Arabes, qui en ont fait un commerce relativement intensif à partir du IVe siècle, au point qu’il devient un phénomène de mode pendant tout le Moyen Âge auprès des populations les plus aisées. Dante (1265 -1321) le cite dans sa « Divine Comédie » comme étant d’un usage réservé aux riches Siennois.

Avant eux, les Grecs et les Romains avaient déjà connaissance de ses vertus tant culinaires que médicinales, et ce dès le Ier siècle, tandis que les Chinois les utilisaient au moins depuis la dynastie Han (206 av. J.-C. – 220 ap. J.-C.). La légende prétend qu’il était impérieux de se rafraîchir l’haleine en mâchant un clou de girofle avant de se présenter devant l’empereur…

Mais ce sont les Portugais qui font véritablement rayonner cette épice rare à travers le monde. Au XVIe siècle, à l’occasion de leur arrivée dans les îles Moluques, ils développent un commerce agressif, avec une farouche volonté d’exclusivité. A tel point qu’ils finissent par se mettre définitivement à dos les populations autochtones. Ils finiront par être refoulés, laissant la place et le monopole du giroflier local aux Hollandais.

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