Gelée Royale et Miel BIO

La Gelée Royale Bio

La gelée royale ou « lait d’abeille » est une substance étrange aux multiples vertus, connue depuis le siècle dernier, alors que le miel est connu des millénaires. C’est en fait une sécrétion blanchâtre produite dans des glandes spécialisées hypopharyngiennes et mandibulaires de jeunes nourricières (4-12 jours de vie) situées dans la tête de ces abeilles.
Le but de cette sécrétion est de nourrir une ouvrière afin qu’elle devienne la reine à vie de la communauté. Ainsi la communauté des abeilles peut fonctionner, occuper une ruche prospérer en fabriquant tous ses bienfaits dont l’humanité profite. Une larve en devenir de reine multiple son poids par environ 1700 en 5jours. C’est dire le fort pouvoir anabolisant de cette substance. Si la ruche doit essaimer, la reine est obligée de jeuner pour maigrir et pouvoir voler.
La gelée royale augmente considérablement la durée de vie de la reine, jusqu’à 6 ans, alors que les ouvrier vivent environ 45 jours, pendant les saisons chaudes (printemps, été, automne) et jusqu’à 6 mois, pendant l’hiver (comme au canada).
La reine peut pondre plus que 1000 œufs par jour durant la saison d’activité de la ruche.
C’est aussi la nourriture des larves, des ouvrières et faux-bourdons dans les 3 premiers jours de leur vie.
• Que contient cette substance pour avoir ces pouvoirs « magiques » ?
Diverses analyses ont été réalisées, différentes selon les auteurs et sans doute en fonction du lieu de production et du travail de la ruche.
En moyenne, on peut retenir : pour un pH de 3.5 à 4.5, proche de l’acidité de l’estomac,
– Glucides (15%), essentiellement du fructose et du glucose,
– Protides (de 13% à 18%), acides aminés, peptides et facteurs de croissance,
– acide gras (3% à 6%)
– minéraux (1.5%).

• Ce qui caractérise plus particulièrement la gelée royale
– Sa richesse en protéines représentant tous les acides aminés essentiels pour l’homme et des enzymes tels que Glucose oxydase, Phosphate, Cholinestérase…
– Et les albumines (préfixe AP dérivé d’API) ou MRJP1, MRJP2, MRJP3, MRJR5 (Major gelée royale protéine)…, représentant 90% des protéines totales de la gelée royale. Ces protéines sont facilement solubles dans l’eau. Elles sont également synthétiques dans les glandes céphaliques des abeilles et dans la glande à venin de l’abeille. Elles améliorent la prolifération des hépatocytes de rat en culture et inhibe l’apoptose. Elles augmentent la production d’albumine en l’absence de sérum. Elles stimulent la croissance des cellules myéloïdeshumaines et de cinq lignées de cellules lymphocytaires humaines différentes ainsi que la sécrétion du facteur de nécrose tumorale produit par les macrophages de souris. Elles ont aussi des propriétés anmicrobiennes, antihypertensives, antioxydantes.
– Des minéraux majeurs, par ordre décroissant : Potassium en forte prévalences, Calcium, Sodium, Zinc, Fer, Cuivre et Manganèse.
– Des vitamines du groupe B, avec une prévalence de la B5, acide pantothénique, certes très répandu comme son nom l’indique et peu sujet à carence, mais qui quand même est précurseur et constituant du coenzyme A, nécessaire au métabolisme des glucides, lipides et protéines et participe à la synthèse de certaines hormones. Il favorise la croissance et la résistance de la peau et des muqueuses. Les vitamines B sont aussi cofacteurs de nombreux métabolismes dont celui des neuromédiateurs.
– L-tryptophane précurseur de la sérotonine, neuromédiateur « calmant » et précurseur de la mélatonine, « inducteur du sommeil ».
– Acétylcholine en très forte quantité (1 mg/g). Outre ses effets positifs sur le système nerveux et la mémoire, ses propriétés vasodilatatrices rendent son usage particulièrement intéressant dans les troubles circulatoires qui affectent les personnes âgées.
– Des acides gras dont des lipides neutres, stérols (cholestérol), une fraction insaponifiable semblable à la cire et l’acide 10 hydroxy 2 décanoique qui confère une partie de ses vertus à la gelée royale.
– Le 10 hydroxy-2-décanoique (10-2 HDA), représente à peu près 2%. Il est spécifique de la gelée royale, et ne se trouve nulle part ailleurs dans le règne animal. On l’appelait autrefois « Facteur R » pour facteur de Rajeunissement.
– La Royalysine et l’acide hydroxytransdécénoique ont une forte action contre de nombreuses bactéries : Escherichia coli, Salmonella, Proteus, Bacillus subtilis et Staphylococcus aureus. Semblable à l’activité de la pénicilline sur Micrococcus pyogènes. Elle est aussi fongicide. In vitro, activité antivirale (hépatites ou grippe) et résistance aux infections virales chez les souris.
– La Royalactines, facteur de différenciation des abeilles au stade larvaire.
– La testostérone en faibles quantités.
• Que peut-on attendre de la gelée royale ?
– Stimulation du métabolisme de base : effet anabolisant utile aux convalescents, femmes enceintes ou allaitent, sportifs, personnes âgées…
– lorsque l’on a besoin d’ « un coup de fouet ».
– Augmentel’appétit et la prise de poids.
– Régénération et protection des cellules et des tissus : trophique de la peau et des phanères (proline et hydroxyproline, précurseurs de l’élastine et du collagène, vitamine B5).
– Elle retarde les effets du vieillissement (antioxydant) et le risque de maladies dégénératives chez la personne âgée.
– Stimule la production de globules rouges et blancs (anémies fonctionnelles du sujet âgé, ou liés aux chimiothérapies anticancéreuses).
– Equilibre neuropsychique : antidépresseur, anxiolytique, insomnie, stress, surmenage, mémoire, troubles cognitifs (L Tryptophane/Sérotonine, acétylcholine et vitamines B).
– Euphorisante et tonifiante.
– Tonification de l’appareil génital, masculin et féminin : insuffisance ovarienne, impuissance, frigidité, troubles de la ménopause, hypertrophie de la prostate.
– Antioxydant.
– Hyperlipidémie : une action hypolipémiante a été décrite.
– Antihypertensives.
– Immunostimulante, anti-infectieuse en préventif et anti-inflammatoire.
– Facilite la croissance osseuse.
– Antibactérienne, antivirale, antimycotique.
– Antitumorale.
• Administration
– Par voie orale, seule, par cures, en général. La gelée royale étant fragile, veiller à la protéger de la chaleur (conserver au réfrigérateur à 1 ou 2 degré), de l’air (oxydation) et de la lumière.
– L’idéale serait – comme cela a été inventé en Roumanie (selon Dr Stefan Stangaciu) – de conserver les cellules de gelée royale issues de la ruche dans du miel, lui-même dans un pot de verre idéalement teinté. La gelée royale bénéficiera ainsi d’une triple protection : cire des cellules, miel et teint du verre (anti UV).
– Elle peut être mélangée au miel ou autres produits de la ruche dans des cocktails apicoles+/- plantes médicinales et/ou huiles essentielles ou à des jus de fruits ou légumes.
– Elle existe aussi lyophilisée, en comprimés, tablettes, capsules et en solutions buvables souvent associé à des extraits phytothérapiques (Ginseng, Eleuthérocoque…)
– Par voie cutanée : en crèmes, en masque, produits cosmétiques.
– Par voie intra-vaginale ou intra-rectale : ovules ou suppositoires enrichis en gelée royale.
• Effets ostrogénique de la gelée royale :
La gelée royale est depuis longtemps utilisée au japon particulièrement pour traiter avec succès les troubles de la péri-ménopause. S’est posé la question de savoir l’activité ostrogénique de la gelée royale et ses effets néfastes, notamment en cancérologie. Kenji Ichihara, Satoshi Uchiyama, et Sho Hotta concluent sur des études en vitro que les composants acides gras, 10HDEA ,10HDAAJ, DEA ne causent pas l’activation des récepteurs ostrogéniques et n’aggrave pas les maladies dépendantes des estrogènes et n’a aucun effet sur la prolifération cellulaire des cellules MCF-7 (cancer du sein).
De même, le Professeur Tsuyoshi Nakanishi a testé en vitro l’effet ostrogénique sur des souris E-Rep. Il conclut qu’en tant que complément alimentaire, à des niveaux d’apports quotidiens recommandés, il n’y a aucune action ostrogénique en vitro.
• Gelée royale et cancer
– Dans les leucémies de l’enfant, elle stimule l’appétit et la résistance physique.
– Effet protecteur des effets toxiques du cisplatine (un médicament anticancéreux) sur des souris.
– elle aurait une action sur l’ADN des cellules cancéreuses chez les souris.
– Les docteurs Morgan et Townsend (1960) ont inoculé des cellules cancéreuses à un lot de 1000 souris. Au bout de 2 mois, elles étaient toutes mortes par cancer. En inoculant des cellules cancéreuses identiques mélangées à de la Gelée royale à un lot de 1000 souris, elles restaient toutes en vie.
– Les études japonaises citées plus haut, montent chez la souris, l’absence d’effet ostrogénique et aucun effet sur la prolifération des cellules MCF-7 (cancer de sein).
– Il est difficile d’Explorer à l’homme et il manque des études le concernant. La propolis est plus documentée sur ce sujet-là et montre ses effets favorables sur la maladie cancéreuse. L’utilisation de la gelée royale en cancérologie, serait intéressant pour son effet antifatigue et correcteur des effets secondaire de la chimiothérapie, donc sous couvert de celle-ci et certainement en association à de la propolis. Cet avis n’engage que votre serviteur.
• Conclusion
Parmi les produits de la ruche, la gelée royale a une place privilégiée. Elle est principalement un concentré de molécules dynamisantes qui ont tout leur intérêt dans les états de fatigue aves une note neuropsychique, par son action sur les neuromédiateurs. D’autres vertus lui sont attribuées à un degré moindre.

Tags

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Fermer
Fermer