Huiles Essentielles

Huile: Thym vulgaire à thymol

Le thym commun (Thymus vulgaris) est un sous-arbrisseau vivace de la famille des Lamiacées qui se plaît tout particulièrement dans les terrains pierreux et les garrigues ensoleillées.

L’huile essentielle de thym est excitante : il ne faut pas l’utiliser après 17 heures. Agressive pour la peau si elle est utilisée pure, il convient d’éviter l’usage cutané sur des zones étendues et de la diluer à 5 % de concentration maximale dans une huile végétale. Toxique hépatique à doses élevées et sur une longue durée, son utilisation par voie orale nécessite le conseil d’un spécialiste. Pour une utilisation en cuisine, il suffit d’une goutte d’huile essentielle pour parfumer un plat pour cinq ou six personnes.

Ne pas utiliser :

chez la femme enceinte ou allaitante,
chez l’enfant en dessous de douze ans,
chez les personnes allergiques à l’un de ses composants (limonène, linalol),
chez la personne asthmatique, lors d’une première utilisation, sans l’avis d’un allergologue,
chez le sujet épileptique,
pure par voie orale, chez les personnes ayant des antécédents de gastrite, d’ulcère gastro-duodénal, d’hépatite virale B, C ou D.

Haut de sept à trente centimètres, il a des tiges ligneuses et cylindriques disposées en touffes ou en buissons denses. Ses petites feuilles grisâtres sont ovales et lancéolées ; ses fleurs très mellifères éclosent en épis aux aisselles des feuilles. Le serpolet, dit aussi thym sauvage ou bâtard, possède des caractéristiques proches.

Depuis des millénaires, l’homme utilise pour se soigner et relever la saveur de sa nourriture le thym qui pousse à l’état sauvage sur tout le pourtour méditerranéen. Les Égyptiens l’employaient dans leurs embaumements, et la Crète et Chypre, îles laboratoires des aromates, faisaient grand cas de cette plante chère à Aphrodite. Les Romaines l’employaient en eaux de toilette et en crèmes de beauté. L’amertume du thym lui a valu sa légende : il serait né des larmes de la belle Hélène tourmentée par le remords d’avoir provoqué la guerre de Troie. Le fait que les abeilles tirent un miel très sucré de cette amertume a fait écrire à Plutarque qu’elles ressemblent en cela « aux hommes courageux qui savent tirer un profit de leurs moeurs austères ». En infusion, le thym est l’un des remèdes favoris de la « médecine de grand-mère » qui l’employait contre un nombre considérable de maux, de l’indigestion à la coqueluche.

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